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Salle 5031
2375, chemin de la Côte-Sainte-Catherine
Montréal (QC) canada  H3T 1A8

Depuis janvier 2011, des marées humaines ont défilé dans les rues de nombreux pays arabes maniant avec véhémence une parole si longtemps confisquée et arborant une dignité outrageusement bafouée. Cependant, s’il n’y a rien de plus émouvant que de voir un peuple recouvrer sa liberté après avoir subi le joug du despotisme et retrouver sa fierté après des années d’humiliation, ces révoltes montrent d’évidentes similitudes avec celles qui ont bouleversé le paysage politique des pays de l’Europe de l’Est ou des ex-Républiques soviétiques et qui ont été qualifiées de « révolutions colorées ». Comme il est de notoriété publique que ces révolutions colorées ont été structurées, formées et financées par des organismes étasuniens d’« exportation » de la démocratie, serait-il possible qu’il en soit de même pour ces révoltes qui ont secoué la rue arabe?

Conférencier : Ahmed Bensaada, auteur

Titulaire d’un doctorat en physique de l’Université de Montréal, Ahmed Bensaada a été, tour à tour, enseignant à l’Université d’Oran (Algérie), chercheur à l’École polytechnique de Montréal, enseignant à la Commission scolaire de Montréal, auteur de manuels scolaires québécois, conseiller pédagogique, consultant scientifique et concepteur de sites web scientifique et informationnel. Il écrit régulièrement dans les journaux et les médias électroniques, notamment dans le Quotidien d’Oran, un des plus grands quotidiens algériens ainsi que dans l’édition francophone du fameux journal égyptien Al-Ahram. Sa carrière a été ponctuée par de nombreux prix, dont celui du Premier ministre du Canada pour l’excellence dans l’enseignement. Il est l’auteur de Arabesque Américaine : Le rôle des États-Unis dans les révoltes de la rue arabe paru le 30 avril 2011 aux Éditions Michel Brûlé (Montréal).

Conférence organisée par la Chaire de recherche du Canada
Islam, pluralisme et globalisation

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