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Doctorant – Département de langues, linguistique et traduction, Université Laval

L’évaluation didactique, qui constitue l’un des principaux sujets de recherche en sciences de l’éducation, est en revanche pratiquement absente des débats dans l’enseignement de la traduction, bien qu’elle constitue une (la?) préoccupation majeure des étudiants. Afin de lever le voile sur ce sujet hautement sensible, une étude a été menée auprès d’enseignants et d’étudiants issus des universités qui offrent au Canada un programme de baccalauréat en traduction de l’anglais vers le français.

Il ressort de cette étude que les approches et modalités d’évaluation actuellement en vigueur sont sensiblement identiques à celles qui prévalaient au siècle dernier, en dépit des bouleversements qu’a connus la profession de traducteur. Elles sont également caractérisées par un certain monolithisme, puisqu’un débutant sera évalué grosso modo de la même façon qu’un finissant. Par ailleurs, s’il ne surprendra personne que l’évaluation constitue une source de stress chez les étudiants, cela s’avère aussi une réalité pour une proportion non négligeable des enseignants. Dans ces conditions, l’évaluation peine à tenir le rôle qui lui est de nos jours couramment dévolu, à savoir celui d’un véritable outil d’enseignement et d’apprentissage. On constate ainsi un effritement progressif de l’opinion pourtant largement favorable qu’expriment à son égard les étudiants au début de leur formation. Les tenants et les aboutissants de cette situation seront abordés au cours de cette conférence.

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