Commissaire : Cammie McAtee
Commissaires associés : Carlo Carbone et Réjean Legault

L’année 2017 marque le 50e anniversaire de l’inauguration du dôme géodésique le plus célèbre au monde : le pavillon américain d’Expo 67 conçu par R. Buckminster Fuller et Shoji Sadao. Des premières expérimentations menées à la fin des années 1940 jusqu’à la prolifération des dômes « do-it-yourself » du début des années 1970, l’exposition Montréal et le rêve géodésique présentée au Centre de design de l’UQAM s’intéresse au « moment géodésique » en architecture. Elle offre l’occasion de révéler le rôle oublié de Montréal et du Québec dans le développement de cette innovation constructive qui aura marqué l’imaginaire architectural du XXe siècle.

Montréal et le rêve géodésique
Photographies, dessins, livres, documents et instruments de dessins empruntés au Fonds Jeffrey Lindsay des Archives d’architecture canadienne de l’Université de Calgary, ainsi que diverses autres archives et collections servent à illustrer toute la complexité des créations architecturales que sont ces structures sphériques. L’exposition présente aussi des maquettes, des détails constructifs à l’échelle 1:1, ainsi qu’un prototype de dôme géodésique de 20 pieds de diamètre conçus et construits par Studio Cube, en collaboration avec une équipe d’étudiants de l’École de design de l’UQAM.

Le cœur de l'exposition porte sur le travail du designer montréalais Jeffrey Lindsay (1924-1984), fondateur et directeur de la Fuller Research Fondation Canadian Division basée à Montréal entre 1949 et 1956. Ses nombreux projets sont présentés, incluant plusieurs érigés sur l’île de Montréal, dont « Weatherbreak », le premier dôme géodésique autoportant de grande portée (conçu suivant les concepts de Fuller) construit à Baie-D'Urfé (1949-1950); « Skybreak » érigé à Beaurepaire (1951); « Skigloo », un chalet de ski bâti à Morin-Heights (1952); et la grange géodésique Hackney érigée à Senneville (1952-1954). L’exposition explore également la diffusion du dôme géodésique au Québec - dont l’habitat des ours polaires du zoo de Granby (Paul O. Trépanier et Victor Prus, 1962-1963) - et culmine avec le dôme du pavillon des États-Unis à Expo 67.

Un catalogue bilingue accompagnant l’exposition sera publié par la Dalhousie Architectural Press à la mi-octobre 2017.

Cette exposition est réalisée grâce au généreux soutien du Conseil des arts du Canada, avec la collaboration des Archives d’architecture canadienne de l’Université de Calgary.

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