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Montréal (QC) Canada

Sur les origines photosphériques des stuctures dans les vents des étoiles chaudes et lumineuses.

Des progrès majeurs dans la caractérisation des vents des étoiles chaudes et lumineuses de type spectral O ont été accomplis durant l'ère de la mission spatiale IUE (International Ultraviolet Explorer). La détection des énigmatiques composantes discrètes en absorption est d'un intérêt

primordial: ces petites raies en absorption variables apparaissent et se propagent dans les parties en absorption des profils P Cygni des raies de résonance non saturées des étoiles O dans l'UV, et sont interprétées comme la manifestation spectroscopique de la présence de structures spiralées à grande échelle dans leurs vents, les régions d'intéractions en corotation.

En outre, plusieurs observations spectroscopiques menées à partir du sol ont révélé la nature grumelée des vents des étoiles O. De nombreux travaux théoriques sont apparus pendant les trois dernières décennies concernant les origines de ces deux catégories distinctes de structures. Notamment, certaines études théoriques ont trouvé que ces structures peuvent prendre source au niveau de la photosphère stellaire. Néanmoins, le dernier mot revient toujours aux observations, même si, dans ce cas-ci, beaucoup de travail reste encore à faire à cet égard.

Le projet de recherche mené dans le cadre de cette thèse, essentiellement de nature observationnelle, a pour objectif d'investiguer cette possibilité des origines photosphériques des structures dans les vents des étoiles massives de type spectral O, en sondant la variabilité photosphérique à faibles amplitudes de trois étoiles massives de type spectral O clés, xi Persei [O7.5III(n)((f))], zeta Puppis [O4I(n)fp], et

V973 Scorpii [O8Iaf], moyennant la photométrie à haute précision et résolue dans le temps avec le microsatellite MOST (Microvariabilité and Oscillations STellaires) et les nanosatellites de la mission BRIght Target Explorer (BRITE-Constellation). Pour zeta Pup, un suivi spectroscopique de la variabilité de la raie d'émission HeII 4686 émise dans son vent a aussi été réalisé simultanément avec les observations BRITE de l'étoile. Ces efforts ont permis la détection de taches claires photosphériques induisant les régions d'intéractions en corotation dans les vents des étoiles O, ainsi que la détection de structures générées stochastiquement à la photosphère et induisant le grumelage dès la base du vent. Le mécanisme à l'origine des taches claires (notamment la possibilité qu'elles soient d'origine magnétique), la vraie nature des structures photosphériques excitées aléatoirement (qu'elles soient la manifestation d'ondes de gravité internes ou de turbulences dans une zone de convection subsurfacique), ainsi que la question de l'universalité de ces deux catégories de structures photosphériques chez les étoiles O, feront l'objet des prochaines étapes de cette quête à long terme.

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